08 juillet 2007
Ma première soirée avec Marie.
Marie et moi avons passé toute la soirée et une partie de la nuit ensemble, à parler.
Elle m'a raconté qu'elle était professeur des écoles à l'école de B., qu'elle y avait été nommée il y a un an, qu'elle venait de Tours; elle avait 27 ans, c'était sa troisième année d'enseignement, elle habitait un des logements de fonction de l'école. Elle avait demandé à être mutée en Savoie pour se rapprocher de ses deux meilleurs amis. Elle était photographe amateur et m'a dit qu'elle ne sortait jamais sans son appareil dans son sac, que c'était une vraie maladie.
Je lui ai dit qui j'étais, ce que j'avais fait depuis trois ans; je lui ai parlé de Maxence; je lui ai dit que j'avais 34 ans elle a ri "mais tu es vieux!", je lui ai dit que j'en avais assez de bouger, que je voulais me poser, que je revenais vivre à B. mi-novembre, après ma randonnée au Chili. Pour la première fois, je crois que je n'ai dit que la vérité dans toute sa simplicité sans chercher à enjoliver ni à l'impressionner; elle me posait beaucoup de questions sur les endroits où j'avais travaillé, sur le Chili où je partais, elle riait, le temps passait sans que je m'en aperçoive.
Elle était belle et drôle et moi je n'arrêtais pas de penser: "elle est là depuis un an déjà, je n'ai jamais eu l'occasion de la rencontrer puisque je n'ai pratiquement pas mis les pieds à B. depuis deux ans, quel gâchis!"
La nuit tombait peu à peu, je lui ai proposé de manger quand les serveurs ont commencé à préparer les tables pour le dîner.
Nous avons dîné ensemble, jusqu'à la fin du service, les serveurs rigolaient.
Plus tard, elle a frissonné, je lui ai prété mon pull.
Quand enfin nous nous sommes levés, je n'ai pas supporté l'idée qu'elle allait rentrer et que je ne la reverrai plus avant deux mois et demi, je crois que j'ai eu peur qu'elle réfléchisse et décide de rentrer, ou qu'elle me dise un truc du genre "bon ben c'était super, j'ai été ravie de te rencontrer, bonne nuit", je lui ai demandé si elle voulait que je l'emmène voir le ciel, je me suis trouvé ridicule de lui proposer ça, j'ai essayé de plaisanter en lui disant qu'on allait voir si elle était une instit calée en astronomie, j'avais peur de paraître ridicule, j'avais peur qu'elle refuse, j'avais peur d'avoir l'air de vouloir la séduire, pire j'avais peur qu'elle croit que je me conduisais toujours comme ça avec les filles.
Mais elle a souri et elle a dit oui.
Commentaires
Bonjour "voisin". On n'est jamais ridicule quand on est amoureux. Ou alors on l'est tous, toujours. Mais au final on s'en fiche, parce que le ridicule ne tue pas !
merci pour ce tout premier commentaire qui me touche beaucoup!
merci pour ce tout premier commentaire qui me touche beaucoup!
(la fougue de la jeunesse!!)
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